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Ryokan, « La Maison du Voyage »

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De l’Océan Pacifique à la mer du Japon,
J'ai traversé pour vous le Pays du Soleil Levant dans le sens de la largeur.

Pour vous faire découvrir quelques uns des plus beaux Ryokan, ces chambres d’hôtes traditionnelles japonaises, dont la traduction littérale, « La Maison du Voyage », est, à elle seule, une invitation salutaire au repos du marcheur fatigué.
Mettez votre plus beau kimono et venez marcher, à pas feutrés, sur ses tatamis surgis tout droit des fastes de l’époque d’Edo.

Et vous détendre en profondeur dans « Le Bain des Dieux » de Chôraku-en Tamatsukuri Onsen, la plus ancienne et la plus grande source naturelle d’eau chaude à ciel ouvert du Japon, où l’Empereur Hirohito en personne s’est baigné. Au milieu des forêts de « sakura », ces magnifiques cerisiers japonais en fleurs propices à la Contemplation, arrêtez-vous, là, pour méditer dans le printemps du Japon, ce pays contrasté et toujours si mystérieux que l’on dit « à l’Origine du Soleil ».


Venez faire une halte dans « La Maison du Voyage ».

Croquis de Voyage du Japon

















Pour mieux comprendre ce qui fait, aujourd’hui encore, la splendeur du ryokan ôsawa Onsen Hôtel, déclaré Patrimoine National au Japon, il faut se replonger dans la très célèbre et fastueuse époque d’Edo, entre 1600 et 1860.

Car c’est du fond de ce lointain 17ème siècle que les membres de la famille Yoda, originaires de Nagano depuis le 12ème siècle, édifièrent leur immense domaine personnel sur la presqu’île d’Izu, au sud de Tokyo, dans les montagnes qui surplombent l’océan Pacifique.

Issue de la grande noblesse japonaise et intermédiaire officiel entre le peuple et le Shogun, le Maître de tous les Samouraï, la famille Yoda s’enrichit au fil des années grâce à la perception de l’impôt sur le riz, au commerce florissant du charbon et à l’exportation du bois dans tout le Japon.

En 1767, les Yoda découvrirent, aux abords de la petite rivière qui coulait des montagnes et serpentait au milieu de leur village, une source « miraculeuse ». Cette découverte, qui fit grand bruit, leur permirent de construire le premier « onsen » (source naturelle d'eau chaude à ciel ouvert) de la presqu’île d’Izu, région volcanique - comme tout le reste du Japon - par ailleurs fort riche en eaux thermales.

Villageois, chasseurs et pêcheurs de passage venaient alors de fort loin pour se détendre, à ciel ouvert, dans les eaux chaudes et bienfaitrices de la nouvelle et désormais célèbre et Vertueuse source.

Convoitée également par les villageoises et les femmes de la noblesse locale, celles-ci baptisèrent la source providentielle « le onsen de la beauté », en raison de ses vertus esthétiques sur la peau du visage et du corps.
 

L’année 1860 signa la fin de l’époque d’Edo et l’ouverture du Japon imposée par les américains.

Croquis de Voyage du Japon


















L’époque de Meïji venait de naître, et avec elle le règne de la noblesse, qui continua de profiter à la famille Yoda, dont certains de ses membres devinrent sénateurs.

Outre la construction d’une école de langues étrangères, de mathématiques et d’histoire sur leur propriété privée, ils fondèrent une usine de fils à soie qu’ils exportèrent dans le monde entier, ramassant au passage, lors d’expositions internationales, plusieurs médailles d’or récompensant la qualité de leur soie.

La crise économique américaine de 1929, conjuguée à un fort tremblement de terre dans la région d’Izu, obligea malheureusement la famille Yoda à fermer son usine de précieux fils à soie, puis, en 1950, à vendre une grande partie de leur immense domaine.

Mais, loin de baisser les bras, ces évènements brutaux obligèrent monsieur Yoda père, homme aussi intelligent que visionnaire, à trouver rapidement d’autres sources de revenus. Personne, dans la région, n’aurait alors osé miser un seul yen sur un tel projet, et pourtant monsieur Yoda osa l’imaginer, et pourtant monsieur Yoda le réalisa : Transformer et aménager ce qui restait de sa gigantesque demeure en Ryokan, en chambre d’hôte traditionnelle japonaise, pour y accueillir les voyageurs de passage.


La première « Maison du Voyage » était née...

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Onsen, « Le Bain des Dieux »

Jadis, il y a plus de mille ans, le célèbre chef-d’œuvre de la littérature japonaise « Makura no sôshi » (« Notes de chevet »), sorte de journal intime et Traité sur la nature et la vie quotidienne japonaise, écrit par Seï Shônagon, femme écrivain attachée à la Cour de l’Impératrice Sadako, mentionnait déjà l’existence, dans le département de Shimané, au bord de la mer du Japon, d’une source  naturelle d’eau chaude « miraculeuse ». Tellement miraculeuse que l’on baptisa à l’époque cette source « Kami no yu », « le Bain des Dieux ».

De nos jours, ce « Bain des Dieux », Chôraku-en-Tamatsukuri onsen, reste un des plus anciens « onsen » à ciel ouvert du Japon, et aussi le plus grand, avec ses 400 m2 de surface. Sa source brûlante à 72 degrés surgie tout droit des entrailles de la terre, crachée par un dragon furieux en bronze, est refroidie naturellement pour permettre aux japonais et aux japonaises, venus de tout le pays, de se baigner ensemble : Chôraku-en-Tamatsukuri onsen est en effet un des très rares onsen mixte du Japon.

Car comme pour les hammams des pays musulmans, dont les jours et horaires d’accès sont strictement réglementés, les japonais, hommes et femmes, prennent en général leur onsen séparément.
Ainsi, les hommes, dès six heures du matin, se détendent dans le onsen sous les rayons énergisants du soleil levant en écoutant les chants mélodieux des oiseaux matinaux. Tandis que les femmes, le soir venu, laissent les eaux thermales bienfaisantes du onsen lisser le grain de leur peau, bercées par le hululement mystérieux des chouettes et les caresses du vent du soir sur les feuilles des cerisiers en fleurs...
Car c’est un fait : Dire des japonais qu’ils aiment, qu’ils adorent l’eau est un euphémisme.


Eau qui purifie, eau qui guérit, l’usage du bain remonte à la plus haute Antiquité.

 
Croquis de Voyage du Japon

















Comme les islandais et leurs sources nées des geysers, les romains et leurs thermes, les turcs et les arabes et leurs hammams, prendre un bain au Japon, pays montagneux et avant tout humide, est aussi naturel que boire et manger.
Et surtout aussi vital que dormir ou respirer. « L’eau qui guérit » possède des vertus thérapeutiques reconnues et scientifiquement prouvées : Outre la détente profonde qu’elle procure aux citadins stressés ou aux villageois fatigués, elle embellit et lisse la peau du  visage et du corps, et, surtout, reminéralise le corps tout entier.

Pour parfaire la « Guérison », les japonais boivent aussi, religieusement, l’eau chaude de la source elle-même. Il faut dire que les onsen pullulent au Japon, pays formé de chapelets d’îles toutes plus volcaniques les unes que les autres.

Témoin, par exemple, Beppu, la très réputée « Capitale des Onsen », sur l’île de Kyushu, au sud de Honshu, l’île principale du Japon, où l’on dénombre plus de trois cent onsen différents ! Ou dans les Alpes japonaises, au nord, aux environs de Nagano, où même les singes japonais, les macaques, frigorifiés par les morsures de l’hiver, descendent de leurs montagnes pour venir se réchauffer dans les onsen entourés de neige, parfois même en compagnie des hommes.

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Les japonais des villes qui, eux, n’ont pas la chance de pouvoir bénéficier des vertus d’un onsen à ciel ouvert proche de chez eux,
ne sont pas en reste.

Comme les musulmans vont en famille au hammam, ils se rendent chaque semaine au onsen intérieur public de leur quartier, ou cèdent chaque soir, dès leur retour du travail, au rituel sacré du bain quotidien dans la baignoire de leur domicile. Depuis son salon tout en écoutant le journal télévisé, ou depuis sa cuisine tout en faisant cuire son riz au rice cooker, le japonais des villes a coutume de programmer à distance, grâce à une télécommande ou un clavier à touches encastré dans le mur, la quantité nécessaire d’eau pour son bain, en général situé au premier étage de la maison, ainsi que sa température, constante, à 42 degrés.

Puisque la règle - Sacrée - au Japon est que l’on se lave d’abord sous la douche et que l’on prenne son bain ensuite, l’eau, régénérée de surcroît par un système interne, reste toujours propre : Père, mère et enfants prennent ainsi le même bain à tour de rôle...

Photos et Textes : © 2015 François-Xavier PRÉVOT - Croquis de Voyages du Japon : Kaori PRÉVOT SAKUMA - Reproduction interdite -
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