Récit d'un Patron-Pêcheur sur son "pointu" à Marseille.
Synopsis :
5h30 du matin.
La nuit est fraîche et calme dans le « Vallon ». Les derniers noceurs du samedi soir vont se coucher dans d’ultimes coups de klaxons assourdissants, rapidement remplacés par le léger clapotis des vaguelettes sur la coque des «pointus».
Philippe est fatigué. Faut dire que se lever tous les matins à 2 heures, dormir trois heures par nuit, sept jours sur sept, depuis plus de quatre mois et sans prendre de congé, quand on approche de la cinquantaine, ça (…) ...
Quatre heures qu’à raison de vingt pièces de cent mètres de longueur chacune, Philippe vient, mine de rien, de venir à bout du (...)
(...) « Et là, ça rigole plus, poursuit-il en élevant la voix pour essayer de couvrir le bruit de son moteur. A terre, entre pêcheurs, on se respecte, on pique pas le boulot aux collègues. Mais une fois en mer, y a plus de copains, c’est chacun pour soi…et la Bonne Mère pour tous. Des fois, c’est carrément la guerre. Tout ce que tu pêches, il faut le planquer. Y en a, ils hésitent pas à...»